SPECTACLES

Dans la joie et la bonne humeur,
Inscrire la création et l’invention dans nos vies, tenir encore notre verbe haut et nos paroles engagées
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Animée par l’auteur, metteur en scène Jean-Philippe Ibos et le plasticien Michel Herreria, L’Atelier de Mécanique Générale Contemporaine est une compagnie de théâtre où grincent les écritures d’aujourd’hui. Aujourd’hui, le cœur de nos créations comme de nos actions de terrain se recentre plus que jamais autour de la parole et de l’écriture du monde.

Paroles urgentes et parole d’urgence,
La parole et ses enjeux !
La parole, les paroles,
Paroles écrites (auteurs invités, chercheurs), paroles captées (offertes, données, recueillies précautionneusement), circulation des paroles (transmises et retransmises)


Une Poignée de Terre (2021)

Exploration des paradoxes entre l’homme et la nature

Écriture : Jean-Philippe Ibos
Musiques : Tony Leite

Interprétation : Jean-Philippe Ibos, Tony Leite
Regard extérieur : Cécile Delacherie
Création du scaphandre : Laetitia Bidault

Construction scénographie et objets : Jean-Philippe Ibos
Création son, lumière : Damien Cruzalèbes
Dessins : Carole Lataste


Spectacle à partir de 10 ans

« Une Poignée de Terre » de Jean-Philippe Ibos poursuit l’exploration des paradoxes qui articulent la relation homme et nature. L’acteur a revêtu le scaphandre d’une mission spatiale. Curieuse idée, comme une anomalie dans le paysage… à la fois amusante et étrange.
Il marche sous le ciel magnifique, quelque part sur notre planète bleue. Il s’arrête, prend quelques grammes de terre dans sa main et se souvient que cette poignée de terre contient plus d’organismes vivants qu’il y a d’êtres humains sur la planète. La perspective est vertigineuse. Peu à peu, le type dans son scaphandre crée une fable douce et lumineuse pour l’avenir.

« Je suis assis sur un banc du jardin public… Une maman vient s’asseoir à côté de moi. Son garçon joue à quelques mètres…
Je retire le casque de mon scaphandre, je me penche en avant et je ramasse une poignée de terre… Je regarde longuement ces quelques grammes de terre dans ma main… La maman intriguée me sourit.

– (Je dis) Vous savez que dans une poignée d’humus fertile, on trouve autant d’organismes vivants qu’il y a d’êtres humains sur Terre… La perspective est vertigineuse, vous ne trouvez pas ?
– (La maman répond) La mairie devrait faire désinfecter la terre du jardin public. Ça rassurerait beaucoup de parents…
(…)
À la fin, elle se lève, appelle son petit gars, lui essuie les mains avec une lingette stérile…
– (Je dis) Mademoiselle, laissez-lui toucher de la terre. Je vous promets qu’il ne risque presque rien…

Extrait du texte

Une mécanique de territoire
Etroitement lié au spectacle « Une Poignée de Terre », découvrez l’outil d’action artistique territoriale l’Encyclopédie des mécanos – projet Mars, Planète B en cliquant ici !


Lanterne Magique 2.0 (2020)

Portrait d’un enfant sauvage

Des écrans – Des images – Des mirages – Des manipulations

Un spectacle deJean-philippe Ibos
avec les créations vidéos de Erwin Chamard

Un spectacle Jeune public à partir De 7 ans

Depuis plusieurs jours, on percevait des grognements derrière la porte d’un appartement sur le palier du cinquième étage de la résidence. Des grognements…
« Un animal, un gros chien ou bien un ours (peut-être) qui grattait et soufflait fort ! » au 5B, à gauche en sortant de l’ascenseur. Les locataires de l’appartement étaient partis au ski (un week-end, en amoureux)… Alors, les voisins, un peu inquiets, avaient appelé les pompiers. Et les pompiers, un peu inquiets, avaient fait venir une équipe spécialisée dans la capture des animaux dangereux, ainsi qu’un vétérinaire muni d’un fusil à seringue hypodermique qu’on utilise pour endormir les fauves dans les zoos…

On a ouvert la porte et c’est comme ça qu’on l’a trouvé. En plein centre-ville, au cinquième étage d’un immeuble bien comme il faut.

Un enfant sauvage.

Extrait du texte

Aujourd’hui, on raconte l’enfant sauvage. Entre le vrai et le faux, entre le vraisemblable et le racontar, voilà l’histoire d’un enfant découvert un matin, seul dans une résidence du centre-ville. Un abandon domestique dans la douce chaleur du foyer familial. Il est vrai que l’enfant a tout le nécessaire à un ado : console de jeu, télé, ordi, connexion wifi et deux repas par jour. Ses parents lui font livrer des pizzas et des sodas qu’ils commandent par internet. Il occupe ses journées comme un adolescent qui resterait à jamais prisonnier d’un éternel week-end : jeux vidéos et écrans télé ! Lorsqu’un autre jour, il ouvre les volets de sa chambre en grand, la nature et l’extérieur entrent en scène. La lumière entre. Éblouissante. Des sursauts sont alors possibles, des retournements.

Le spectacle se présente comme un moment de questionnement sur notre rapport aux écrans en usant d’étrangetés, de non-sens, de contre-sens visuel, … Comme une expérience de traversée des images, il nous plonge dans les techniques des débuts, à la source des images animées – Robertson, Pepper, Méliès… – pour mieux comprendre la mécanique des écrans.

© Catherine Passerin

L’ENCYCLOPÉDIE DES MÉCANOS :
En lien avec son nouveau spectacle « Lanterne Magique 2.0 », la compagnie a mené de nombreux ateliers et rencontres sur le thème « écrans, images, usages ». Découvrez la page de l’Encyclo des Mécanos dédiée : Des écrans, des images, des usages. Vous y trouverez plusieurs films réalisés avec des collégiens et des écoliers en cliquant ici. Le savoir est vivant, il circule, il se partage !


Préparer Son Évasion (2019)

Un spectacle de Jean-Philippe Ibos
Musiques de Tony Leite
Avec Denise Laborde & Jean-Philippe Ibos

Une évasion se prépare…

Les personnages de ces récits sont discrets, presque invisibles, tant ils ont intégré le paradoxal mouvement de nos vies. Ils voudraient bouger, mais ils ne bougent pas. Ils voudraient tenter quelque chose, mais ils ne tentent rien. Jusqu’au jour où un début de plan d’évasion vient court-circuiter le train-train habituel de leurs connexions synaptiques…L’urgence d’un spectacle sur l’évasion s’impose. Cesser d’être docile. Arrêter de fermer sa gueule. Mais, lutter pour s’évader, ce n’est pas s’enfuir pour autant. C’est un plan d’évasion auquel on travaille… Les évadés dont on parle ne souhaitent pas semer leurs poursuiveurs. Ils souhaitent au contraire les affronter ! On aimerait provoquer un grand final inattendu, une forme d’évasion collective !


© Pierre Planchon

CLIQUER ICI !
Nous tendons des fils entre la création « Préparer son évasion » et le projet d’Encyclo des mécanos avec l’idée de mettre en jeu (sur scène et dans nos vies) une réflexion ludique mais sérieuse sur  « Nos espaces de liberté ».


From The Jungle (2016)

Textes et mise en jeu : Jean-Philippe Ibos
Musiques : Tony Leite
Jeu : Jean-Philippe Ibos et Tony Leite
Création de la lumière et du son, régie : Damien Cruzalèbes
Création des costumes : Isabelle Gruand
Appareils illusionnistes : Jean-Philippe Ibos et Isabelle Gruand
Mise en sons : Gilles Bordonneau
Réflexions scénographiques, dessins : Michel Herreria 
Regard extérieur : Cécile Delacherie 

Dans une démarche presque naturaliste, Jean-philippe Ibos écrit et met en scène  une collection de
« Portraits de travers ».  Chaque portrait présente un cas d’espèce, un phénomène contemporain, révélé par une documentation tout azimut. Traitée avec humour, taillée à grandes enjambées, cette collection éclaire la mécanique des hommes.  Le plus souvent, le modèle présenté existe dans la nature, extirpé de l’ombre par l’auteur, depuis la jungle. Cette jungle dont chacun de nous croit être sorti, alors que tout nous rappelle à l’animal, à la sauvagerie, aux lois élémentaires du prédateur et de la proie. Sur scène, Jean-Philippe Ibos et le musicien Tony Leite jouent les opérateurs. Tour à tour conteurs, manipulateurs, expérimenteurs, ils évoluent dans un cabinet des curiosités et passent volontiers de récits contés à des expérimentations physiques concrètes.  En manipulant plusieurs « grands trucs » d’illusionniste, ils mettent en image quelques effets du langage et autres « raccourcis » saisissant de la pensée. From the jungle joue avec le bon sens visuel et la rationalité des spectateurs, mettant en œuvre des étrangetés en contradiction avec les lois de la nature. De la fiction et du frisson, Jusqu’à la disparition complète de l’homme !